LE MEDISANT, ACTE IV, SCENE IL
Qu'il se report bien fort de la dore contrainte.. .
LÙNDKE.
Que dit-il de Lucrèce t '
FHONTIS.
A- tous parler sans feinte , Je doute qu'il tous presse encor sur son sujet.
LEARDRK.
Comment! tu crois cela?
FHUNTI1».
Je le crois, en effet.
LÊASDae.
En sais-tu là raison P
FRO.Tim
Il vient de me la dire.
Il tous souvient du jour qu'il voulût vous prescrire Pour signer le contrat?
- LEAKDRB.
Je dois m'en souvenir.
FHOMT1N. .
Voua lui promîtes tout pour ne lui rien tenir.
Ce jour étant venu .vous fîtes le malade ;
Ou le crut : mais le soir on sut votre escapade.
UÉANDBB.
Qu'egt-il besoin?...
FflOSTIN.
• Jugez de notre étoonement.
On Tousattend un jour, deux jours , mais vainement,
liUndhe. .
Eh I bourreau, viens au tait.
mmuni.
Donnez -vous patience.
Enfin , quand du retour on n'a plus d'espérance , Lucrèce au désespoir verse un torrent de pleurs.
LRANDRB.
Qne m'importe!
On s'empresse à calmer ses douleurs ; Lagloirel'aiguitlonne; elfe se tranquillise. Puis chante , danse , rit , à la fin tous méprise.
. LÉAHDSB.
Ah ! tant mieux.
Mais l'amour rappelle son dépit , Qui jusques à tel point la presse ,' la saisit , Que par le prompt effet de sa noire furie...
LÉAHDEE.
Comment donc 1 elle meurt ?
FBOSSTW-
' Non, elle se marie.
Quel courage , monsieur .;!
■ iâsirpim.
■ Peste suit du faquin!
J'ai craint que ce récit n'eut une triste fin.
FROHTin. [rique,
Vous perdre, etpourépoux prendreun vienxastbina- N'est-cepas là pour elle une fin bien tragique?
Mon père n'a plus lieu de traverser pies vœux.
FB05T».
Non r mais tout est céans fort contraire a vos feint; Damon et la Baronne ont fait le diable à quatre, Et le mari, dit-on , n'ose plus les combattre.
lbamdbb.
Je le crois: mais j'espère au pouvoir de l'Amour, Et. Lisette me flatte encor d'un doux retour.
FBONTtN.
Moutrez-vouB.
LÉAJVDBK.
Attendons.
FKOimn.
C'est un point nécessaire ; Car enfin, que sait-on? si monsieur votre père. Voyant qu'il n'a de vous aucun avis par moi , Allait venir ici ?
LÉAHDMG. '
Le crois-tu ?
FnOSfTIH. ,
■ .Je lecroi.
Voulez-vous qu'il tous trouva en ce bel équipage?
LEÂlfDBB. ■
Je saurai l'éviter, et je serojs peu sage Si je desabusois Hichesource d'abord ; Sa poursuite céans m'est nécessaire encor. Aux veut de Marianne il faut enfin parottre, Hais sans me découvrir à mon prétendu maître. Il vient ; as-tu porté chez toi tons mes habits ? Jeté l'avoisdit.
. mon».
Oui.
. LÉÀWDHE.
Vas-y donc, jute suis.