‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 773 sur 1244 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

OROHTE, PASQUIN.

OBONTB. m rolr Puqoln.

Me jouer delà sorte!

pasquui, i put.

Il paroi t en colère.

ORONTE, un Ifl Tolr.

■Ms débiter avec effronterie une pareille histoire ! «

t pasqiiin , 1 pu-t.

Serions-nous découverts ?

ORONTE, doijuan nu le voir. ' Avoir l'audace de soutenir qu'il vient du château de Clitandre !

. PASQUIN , i put

La mine est éventée.

OBONTB , t put

Je voudrois bien savoir si ce maraud de Pasquin aura aussi l'insolence de me soutenir cette imposture. . •

PASQUIN , 1 piri.

pas.

(sparcerût Puqttln.) Platt- il F Afc] vous voilà ! Je suis bien aise de vous trouver ici, monsieur le coquin.

Bonjour, monsieur : comment vous portez -vous?

OBONTB.

Ce ne sont pas là tes affaires.

Pardonnes - moi , monsieur. L'intérêt que je prends à votre chère santé fait que , dans le momentnue je suis éloigné de vous , mon cœur, prévenu nés sentiments de la plus vive tendresse... se livre à-des inquiétudes dont l'excès tendre et passionné... Enfin , vous vous portez bien , et je m'en réjouis.

OBONTB.

Traître ! il n'est pas question de tout ce galimtias , et il faut que tu me dises...

Tout ce qu'il vous plaira. De quoi s'agît-il?

o BOUTS.

De me faire savoir où mon fils a passé toute li

pasquui.

Est-ce qu'il ne vous l'a pas dit ?

' OEONïB.

U m'a dit que c'étoit au château de Çlitandre.

Eh bien ! c'est la vérité. ■

OBONTB.

Ne l'avois-je pas prévu qu'il me soutiendrait cdi?

Oui, je le soutiens, et je le soutiendrai. Quud je dis la vérité , je ne crains personne.

OBONTB.

J'admire l'effronterie de ce pendard.

PASQUIN, voulant t'oqult».

Oh! puisque vous vous fâchez...

ORONTÏ.

Demeure , ou je f assomme.

PASQUIK.-

T a«t-il quelque chose pour votre service ?>'«« n'avez qu'à parler.

OBONTB.

Et loi , tu n'as qu'à choisir de deui chose qw je vais te proposer.

pasquin.

Voyons.

Deux pistoles , ou vingt coups de bâton.

Le choix n'est pas difficile. Je prends les *■•" pistoles.

OBONTB.

Les voici.

Grand merci, monsieur. Je vous donne le bonjw

Tu t'en vas ?

Oui vraiment. K'ai-je pas choisi?

OBONTB.

Et m'as-tu dit ce que je voulais savoir?

PASQUIK.

Quoi, monsieur?

OBONTB.

Où avez-vous passé toute la semaine ? Je sais q« ce n'est point au château de Clitendre. Sa tan» '» comtesse de la Ruffardière en arrive ; die j> *■

le; triple mariage, scène xiii.

meure pendant quinze jours , et elle vient de me dire que mon fila n'y avoit point paru.

PASQUIH.

Bile n 'oserait soutenir cela devant moi.

OBOHTB.

C'est ce qu'il faut voir ; elle est encore ici. pasquih.

Oh! puisqu'elle est encore ici , je n'ai rien à dire. Je n'irai pas démentir en face une personne de sa condition.

Tu veux me faire prendre le change : mais tu n'y réussiras pas; je suis sur mes gardes. Allons, parle-moi naturellement.

PASQDIH.

Oh ! volontiers : c'est mon caractère , à moi , que de parler naturellement.

oboktb.

Le bon apfitre !

PASQUIH.

Or donc, pour vous dire la vérité...

OBOHTB.

Le traître va mentir : mais compte que cela ne servira de rien; je sais d'où vous venez.

Si vous le savez , pourquoi me le demandez-vous ?

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