LE TRIPLE MARIAGE, DIVERTISSEMENT
frère et pour Julie , souffrez que je vous demande pour moi la même grâce. ■
«BONTE
Comment donc !
ISABELLE
Je n'aime point Monsieur. TJe me contraignez pas à l'épouser, si ma vie tous est chère. T'ai pensé ta perdre dans une longue maladie, qui n'a été causée que par le refais que vous avez fait de me donner à Cléon. Mais comptes que je vais mourir à vos genoux , si vous ne confirmez pas aussi notre mariage.
Sije ne confirme pas votre mariage 1 Est-ce que vous l'auriez aussi épousé aecrètemeut ?
ISABELLE
C'est avec une extrême confusion que je vous l'avoue. Oni, mon père, Cléon est mon époux ; il y a plus de sis mois que je suis sa femme; et ma tante, qui a bien voulu nous unir ensemble....
OBOUTE.
Mon oncle, matante! Parbleu! Je suis bien redevable à mon frère et à ma sœur du soin qu'ils prennent de marier mes enfantai Voilà une affaire où il y a encore moins de .remède qu'à l'autre , monsieur Michaut, et je ne puis faire rompre ce mariage sans déshonorer ma fille.