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LE JOUEUR

COMÉDIE EN CINQ ACTES, ET EN VERS

HËFHESBKTEE , POUB LA PBBMIBBB POIS, LB HBBCBBDI 19 DECEMBRE I

AVERTISSEMENT

Li ritttitlou de Regnanx étolt bien différente de celle de I Bnfre«OïrraQJoui«oUd'nDHft)rtanBCouildériblo,l"sntrc an contraire étolt très-mal 1 ton aise. Tout le monde courait l'anecdote de la Wanchisacnse '. C'est pea «près ce ridicole mariage qae Dufresny Dl la connoimnee de Ee-

CeUa comédie e été représentée, pour la première (ois, kaercredî 19 décembre 1696.

On regarde aree raison cette comédie comme le cheff.mtedeRegiiard.C'mt I cette pièce nrtimiitejfwient I w~j£i4mtmtm4tolpoi*<bUVr1ê**U*toa art doit le titre de meilleur de Hf poètee comique* aprta I Nm ^^^ fa parug» BTeo loi m fortooe et m tre» ***"• ,„ -„, __ ' UliuaertmtdeMé^Metlopnidnl^taiipreidetomi

Km n'entrepreoûroo* pat de Mre ici l'éloge d'un ounp qni réunit dépoli long-tempe la suffrage* de Im le* muon du théâtre, et nom croirions aussi mériter de jarta reproche», ai nous cèlerions de légers débuta , que b«ritiqnra dn tempe te mot rssrmie de reterer dans celle

gmrd» commencé* traTuiler pour le Théâtre italien. |

suai sur cette «cène que Dufreauy a fsilt'ejaaideie» On Bit que Beguerd uroltacheté en 1690 One charge de

b.Ceid«upaetme1owDttpenpre*damème«ga'. trésorier de France an bureau de* unauoe* do Paria .de.H

tiletf

quil*

DnoMperoltplBjàpropMdedireicitioaiqiieehnaedf» ddnelés que cette comédie a fait naître entre Kegnard et Dnfnmj, et de la maniera dont a'eat tonnée et dont a été manne la société de cm deux poêle».

Begnard » commencé* trarajller pour le Théâtre italien. Cert.

i deux poète* étaient I peu près Upendant Bagnard , quoique plut jenne , • débuté le premier riiu la carrière dramatique. La première pièce qn'll Jikiiiwfeautb*ab™e«tJtDiii(B-«,ionéuarleiComediflM Meoa an < 688. Celle par où Durreeny a débuté ett l'O- »cm de campaçnti représenté par les mémo» comédien»

mira.

CM due cette même aimée , nue les don» poêle» s'unirent d'amitié , et trataillèreni ensemble. Dufraraf fut bien aia, en commençant aa carrière , d'être appuyé par poêle couronné déji par pins d'un succès.

Dis la même année les deux poète* firent paroltre en A seeible la comédie de* Chinois , donnée an Tbéltre italien,' et ■paraît non dopais ce moment jueqn'* U raptnre, Dnj frète» ne donna pre*qne point de pièeet où ton tau n'cùi quelque part. Celui-ci an contraire en Dt perortro plusiourl Va o uppartenoienl qu'è lui seul, telle* que la Fiaiunnce lAmaiii, donnée en IfiOC ta Théalre ilalien , laSérêaai* M If Bo(.dooiiée»auTttfillrefraDCoisen1G94BliS96.

' Krajunlntnéen IBM, et Dutresnr en te*i.

qui pouToient loi être utiles.

Dulremy rend lntmeme nommage tcea procédés déHognard; et l'on ne peut douter que ce ne soit de lui qu'il rent parler, lorsqu'à représente , dan* la préface de la co médie du Négligent, nn poète recommandé 4 Oronte.

iQlrars de la Bibliothèque franfoltt, du! l'extrait t donné duDtoiie àoUaa de Le Sage, ajoutent: Voici qnl peint ao naturel le génie d'un poète ( rxfresu» ) qui ett mort il n'y a pas long-temps. Tout Part» connott celle aTeaturetuigtiliére.etLe Sage la conte ainsi, chapitre x du Diable boiuux, page Ht do premier Tomme, édition m-llde ITSfl . • J'y Teui enrorer antsl (tus Petttca-Mil»™ , dit le Diable) un vteui garçon de bonne famille , lequel n'a pas plu* IM un ducat qu'il le dépense, et qui, ne potrrtnt *e paner d» peces, est capable de tout faire pour en atolr. H t aqubjje Jours qae m Nancmmtutg . a qui U deroll trente pWniea . riet lestai

„ Tilel-de-ctumbre qui la recbarcbolt. Tu aa donc d'autre argent? lui dit-il ; car où diable est 1* *aletne-chambre qui voudra derenir Ion mari pour trente plstolesï Hémais, répondit-elle, j'ai outre cela deux cent» ducats. Deux cenl» ducats !

ner * mot , Je fépouwi , « cblsHuee est détenue t 1 totnelX,p*genTaetT8.

OEUVRES DE REGNARD

La rupture entre en deux poète* a été MMt éclatante que leur amitié atoît paru vive. C'est la pièce du Jouiui qui l'a eccasionée, et leurs plaintes ont été réciproques

On ue voit qu'aire peine la manière dont ae aont traité) respectivement deux auteurs qui ne pouvoient ne pat avoir de l'estime l'un pour l'autre.

Ilegnard, en luisant imprimer ta comédie, la fait précéder d'une préface injurieuse, dan laquelle 11 traite «on adverssîre avec beaucoup de mépris : il l'appelle plagiaire , et l'accuse d'avoir suscité contra lui une cabale composée de» frondeur» les plu séditieux des spectacle*.

Celte préface» été imprimée en 1697, et d'apresleabrui ta qui se répandu lent que Régnerai avoit volé a Dufresny cette comédie tout entière. Mais U Chevalier joueur que celui-ci fit paroitre dam la même année , tel qu'il l'a voit composé . détrompa bientôt le public; et le jugement qu'il porta det demi outrages ne fut pas favorable a Dufresny.

La querelle de Regnard et de Dufresny ne manqua pas d'occuper la littérature. Chacun aiol t set partisan». linons estresté ces deux épigrttiuines du poète Gacon :

PREMIÈRE ÉP1GRÀ.HME

ri ]'0« lin il turlw, qu'il n'M pi

Un Jour Hfegnard et de nlviere .

Bn cherchant un sujet que l'on n'eût point tniU Trouvèrent qu'un Joueur seroi t uu caractère

Qui plairait par h nouveauté.

' en vers, el de Rivière en prose i

Mali quiconque aujourd'hui volt l'un et l'autre ouvrage,

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