SECONDE ÉPIGRAMME
Deux célèbres joueurs , l'un riche et l'autre gue
Frélendolau en public donner leur caractère, Et prélendoieut al tort k plaire ,
Qu'&tenoteot en suspens les esprits curieux;
Hais dés que sur la scène on rit les comédies De ces deux écrivains rivaux , Chacun trouva que les copies
On ne petit disconvenir que Dafreany ne «oit traité on pan trop durement dau ce* deux éplgrammea, et que l'amitié que Regnard avclt pour Gacon n'ait excité cahii-ci i prendre avec trop d'aigreur la querelle de ton ami . Lee litres même de ae* éptgramiDet contiennent dee injures grossières et de mauvaise Foi. Le Chevalier joueur de Dnfreany n'a paa été interrompu a la fin du second acte. Les astfeon de l'Histoire du Théâtre irançuis attestent que ce fait est dé.ue2tiparlesregislrB«de ut comédie.
Quuï qui) en soit, Regnard a en boute d'avoir maltraité
Dufresny dans sa préface , et 11 l'a
les éditions de ses Œuvres qui ont été bile* de son virant.
On ne sait pourquoi, depuis la morl de Regnard , ou 1 renouvelé une accusation dont on avoit senti l'Injustice peu. dantsavie. Ou almprimé dans plusieurs ouvrage», qcsk Jouaua de Regnard apparteooit presque en entier 1 Dsiy ; que Regnard n'y avoit fait que de légers ebangsienls,etqu'apressïoirsliusédelumantfereUplusiDifipi'
la confiance de son ami, il s'étoit approprié l'ouvngt,
l 'avoit donné août son nom.
Ou lit dans les Anecdotes dramatique», que ce n'es! point tort que Dufresny revendiquoit le fond de cette couukfc qu'il préteudoît que Regnard lui avoit pria. Ce dernier aboss effectivement de la oonflance que Dufresny lui ténnigm, et ponr accélérer sa pie», il su servit de Gacon, à qui il en Ht faire la plia grande partie; ce fut a Grillon, où RegiunS avoit une maison de campagne qu'il ai moi t beaucoup. H enfermoil Gacon dans une chambre , d'où ce dernier iït voit h liberté de sortir qu'après avoir averti par la fcnèlrr combien il avoit fait de vers sur la prose dont Régnant tai sbjttnult le canevas. Cett de Gacon loi-même que l'on tient
On est fiché de voir ainsi débiter et imprimer dsostau
les recueils, sur les preuves les plus légères, des anecdotet qui attaquent l'honneur elles talents do nos auleurslaplo
Si l'anecdote rapportée par les auteurs des Anecdola dramatiques est vraie, Regnard a joné lertle.noweoVmentd'nn malhonnête homme, mais d'un homme »■ talents , et , comme s'expriment eux-mêmes les aotatn que l'on vient de citer, d'uu poète du plus bas étage.
* Il n*a paa eu honte de donner sons son nom une pito « dont Dufresny avoit fait l'intriguo et Imaginé les artr- « terea , et dont Gacon avoit composé les ven. > Si Hegnsri n'était connu que par cette pièce , on pouiroit l'accoserdt ce procédé; niait 11 est Incroyable dons un poète oxun par des comédies charmante», et qui , depuis ceDe ànA 00 parle, en a produit qui ne sont pas indignes dclt pro
On concevra encore plus difficilement qu'une msnœcm pareille ait abouti sj produire un de» chef-d'œuvre de ucot théâtre. On tait que Dufresny avoit pins de talent! p*r produire dee scènes Détachée* que ponr bien eootore dk comédie. Toute* se* pièces , dans lesquelles on trouve des caractères aaseibten peints , ou dialogue vif et aisé, « as comique pris dan* ta pensée, pèchent du cité délie» dnito et de l'intrigue. Comment veut-on qu'une comédie dont l'intrigue auroi t appartenu a un auteur qd n'a sa « faire que de foihles.tt dont les vers auroient été l'awrran d'un des poètes le» plus pitoyables de ton temps, efll Sf l'uue des pluxpii faites et des plus agréables pièces de notrt théâtre.
Et sur quoi témoignage adopte+on un fait aussi «10 sonnaUeT sur ceint de Gacon Iiri-mèrne, qui se dons* F* avoir mis en vert la prose de Dufresny.
HontcroyonspoBTOjr.stui* témérité, rttconereoôooi' coite anecdote purement injurieuse à un dti nos pottes» plut estimables; et s'il eat arrivé o^o^fôiaqw det honiiD'' BUlenlsMMientrtésboaoré.pardosauiiowbttsos.o"^ d oit admettra qu'avec peina ces faits honleui , gai "*"*•