‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 136 sur 457 · M. DE BER LAC · texte numérisé non relu

M. DE BER LAC

Ses titres ?

MADAME PRESTO , revenant et s’approchant <le M. de Berlac , qui est assis.

Auteur d’un traité sur le macaroni ; attaché au dernier conclave en qualité de restaurateur ; employé au congrès de Vérone ; et , dans les cent jours, il a refusé une place de cinquante napoléons, chez un chambellan dont la fortune était douteuse et les opinions suspectes.

• M. DE BERLAC, se levant.

C’est bien : il aura quinze cents francs.

Air : Mon père était pot.

Oui , les dîners sont dans nos mœurs ;

' Chez moi, Je veux qu’on dine.

J’ouvre aux penseurs , aux orateurs ,

Ma table et ma cuisine.

Mais,

Malgré mes mets Et mes vins Divins,

Les lois , l’honneur, la charte Seront respectés,

El nos libertés Ne pairont pas la carte.

(Juliette entre, suivie d’un domestique qui porte un petit guéridon sur lequel se trouve le déjeuner.)

* MADAME PRESTO

Voici le déjeuner.

H. DE NOIRMOXT , bas, à madame Presto.

Mais parlez donc de moi.

MADAME PRESTO

NOUS y voilà. ( M. de Berlac s’assied. Madame Presto est à côté de lui, à sa gauche. Juliette et M. Dufour, à droite. M. de Noirmont auprès de madame Presto.)

Beau déjeuner ! (Regardant Juliette. ) Jolie fille. ( Montrant Dufour. ) Et celui-là, c’est votre mari,M. Presto, dont vous me parliez tout à l’heure ?

Jl'LlETTE.

Non, monsieur ; ce n’est pas là mon père. N’est-ce pas, maman ?

MADAME PRESTO

C’est un homme du plus grand mérite , un comptable ! un ad-

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