SCÈNE XIU
l’avez ; et, par-dessus le marché , je vous nomme chef de division.
GE0RCF.S.
Mais, monseigneur...
M. DE BF.RLAC.
Conseiller d*État , directeur général.
CEORCES.
Non, non ; et cent fois non. Je n’accepte de tout cela que votre amitié.
M. DE BERLAC.
Mon amitié, soit; mais j’espère que vous prendrez quelque chose avec.
Air de Turcnnc.
Venez toujours diner au ministère,
Rien qu’en ami l’on vous y traitera;
Nous vous verrons y prendre goût , J’espère.
GEORGES
Je ne crois pas.
M. DE BERLAC.
Ça vous viendra,
Au ministère on connaît ça.
Tous ces dineurs qui font les bons apôtres ,
Sans avoir faim prennent place au repas ,
Et l’appétit vient...
CEORCES.
F.n mangeant.
U. DE BERLAC.
Non pas ,
Mais en voyant manger les autres ,
Rien qu’en voyant manger les autres.
N. DE BERLAC.
Mais , à propos d’appétit , où est donc mon secrétaire général , M. deNoirmont?
JULIETTE, s’approchant de M. de Berlac.
Je n’osais pas en parler à monseigneur ; car nous avons cru , en bas , que c’était par son ordre qu’il venait d’être arrêté.
Arrêté ! qu’est-ce que cela signifie ?
JULIETTE
Ah , mon Dieu , oui ! des cadenas aux portières et des hommes à cheval qui escortaient la voiture.
( Georges veut l’empêriier de parler. )
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LA MANIE DES PLACES
IGG