SCÈNE PREMIÈRE
LA DUCHESSE, LE VICOMTE ; laquais.
LA DUCHESSE, aav laquais.
Portez ces porcelaines du Japon chez la maréchale. Envoyez ce billet chez mademoiselle Berlin , ma marchande de modes ; cette lettre à mon notaire ; et dès que mon homme d’affaires , Goberville, rentrera, vous lui direz de venir me parler. Eh bien, vicomte! qu’est-ce que vous disiez donc de l’OEil-de Bœuf?
LE VICOMTE
Mon frère en arrive ; il y a eu une promotion du diable : soixante lieutenants généraux , deux cents maréchaux de camp. La marquise d’Albe a eu pour sa part quatre lieutenants généraux ; aussi la baronne de Yersac est-elle outrée ! elle n’a pu avoir que deux maréchaux de camp, son neveu et son cousin. Saint-Paul , pour la calmer, lui a promis trois brigadiers de cavalerie à la première
liste. Mais est-ce que le duc et le marquis n’ont pas quelque chose là dedans?
LA DUCHESSE
Le duc est à Versailles ; j’attends de ses nouvelles ce matin. Quant à mon fils, le marquis, il traite en ce moment d’un régiment bleu qu’on veut lui vendre cent mille livres.
LF, VICOMTE.
C’est le prix , je fai vu ; beaux hommes , bien tenus. C’est une propriété qui lui fera beaucoup d'honneur.
LA DUCHESSEr
Mais le voici.