SCÈNE VI
DENNEVILLE, GERVAULT.
GERVAULT , entrant par la porte à gauche de la chcmiuée.
Qu’y a-t-il donc, monsieur ?
DENNEVILLE.
Ce qu’il y a? Morbleu! voilà une heure que j’attends Félix, mon valet de chambre ; où est-il ?
GERVAULT.
Je l’ai vu sortir tout à l’heure.
DENNEVILLE.
Sorti ! quand je veux m’habiller. Et où allait-il ?
GERVAULT.
Je l’ignore. Il donnait le bras à Rosine , la petite ouvrière de madame.
DENNEVILLE.
Sortir avec une grisette, lui , un homme marié!
GERVAULT.
Que voulez-vous , monsieur?... le mauvais exemple.
DENNEVILLE.
Je le chasserai.
GERVAULT.
Cela n’en vaut pas la peine , et j’aime mieux vous donner moimême ce qui vous est nécessaire.
DENNEVILLE.
Je ne lo souffrirai pas.
GERVAULT.
Si si , monsieur. ( Il va dans lecabinct prendre l’habit de Denneville. ) Voici votre habit.
DENNEVILLE passe l’habit en répétant plusieurs fois :
O Jour heureux! jour dont la souvenance...
(il se regarde à la psyché. ) Ah , quel habit ! Une coupe qui a plus de six mois ! quand il me faudrait ce qu’il y a de plus nouveau.
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