‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 436 sur 457 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

HORTENSE, RIQUEBOURG.

HORTENSE, regardant la lettre.

Qu’esl-ce que cela veut dire?

RIQUEBOURC , la lui donnant. *

C’est à toi qu’elle est adressée, et je ne lis jamais les lettres de ma femme, parce qu’on dit que ça porte malheur.

HORTENSE, avec joie.

O ciel! qui se serait douté?... c’est notre nièce Élise qu’il demande en mariage.

RIQUEBOURG, avec humeur.

Eh bien, par exemple !...

HORTENSE, étonnée.

Eh quoi ! n’ètes-vous pas enchanté, comme moi, d’une alliance aussi honorable?

RIQUEBOURG.

Du tout.

HORTENSE

Et pourquoi ?

RIQUEBOURG.

Je ne te dirai pas que, par goût et par affection, je n’aime pas les seigneurs, ça serait une bêtise ; parce qu’ enfin un homme en vaut un autre : il y a de braves gens partout , et celui là, ce n’est pas sa faute s’il est vicomte; mais je te dirai que ma nicce aura cinq cent mille francs de dot, que depuis longtemps j’ai mis de côté : et je ne me serais pas donné tant de mal pour enrichir un étranger.

Digiti

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