‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 320 sur 414 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

les précédents; lord ELMVOOD.

MISS MILNER, courant à lui.

Ah! c'est vous, milord! qu'cst-il donc arrivé ?

ELU\OOD.

Rassurez-vous : celui que vous aimez n'a couru aucun danger.

SANDFORT.

Mais ce bruit que nous venons d'entendre ?

ELMVOOD.

En essuyant le feu de lord Frédéric, je lui ai accordé la satisfaction qu'il me demandait.

SANDFORT.

Ah! milord, je ne vous reconnais pas là ; c'était manquer à votre parole.

ILMYOOD.

Non , car en refusant de tirer sur lui , (à miss Millier ) j'ai tenu la promesse que j'avais faite de ne point exposer sa vie.

SANDFORT.

Et la vôtre , morbleu ! la vôtre, qui nous appartenait !

ELMVOOD, lui prenant la main.

Fardon , j'avais oublié qu'il me restait un ami.

MISS MUNER.

Ah! monsieur!

ELMVOOD.

Alors seulement j'ai pu avouer à lord Frédéric que vous l'aimez , que vous l'acceptez pour époux.

MISS MILNER

0 ciel ! il le sait !

EL1IVOOD.

J'ai ajouté que désormais ce mariage était mon seul vœu , mon seul désir. Si vous aviez vu quelle joie il a fait éclater ! avec quelle reconnaissance il s'est jeté dans mes bras en me demandant pardon! Eh bien, miss, qu'avez- vous ?

MISS MILNER

Rien , monsieur ; je suis contente , je suis heureuse : j'ai sauvé des jours qui m'étaient bien précieux! mais je ne puis vous dire ce que j'éprouve.

Page 1