‹ Œuvres choisies de FontenelleChapitre 14 sur 61 · PREFACE XVI · texte numérisé non relu

PREFACE XVI

:mbk-t-dlc pas à la gloire, cl n est-il pas permis e dire que Fontenelle, pendant la première moitié u XVIII^ siècle, a excité l attention publique omme l'a fait Voltaire dans la seconde ?

Fontenelle s'attirait l'estime et l'admiration du 'Wnde savant par ses écrits. Mais c'est dans la soiété, dans les scdons, qu'il brillait principalement par : une conversation, dit d'Argenson , infiniment igréable, semée de traits d'esprit plus fins que fraplans, et d'anecdotes piquantes sans être méchantes, mrce qu elles ne portent jamais que sur des objets ittéraires ou galans et des tracasseries de société)). iussi les bons mois de Fontenelle étaient-ils répétés t commentés.

Parmi les niots qu'on se plait à lui attribuer, l en est un qui revient souvent à la mémoire et ous la plume des critiques, et surtout dans les conersaiions : veut-on recommander la prudence, la ùrconspection , etc., aussitôt vous entendez ce re- 'rain : « Si j'avais les mains pleines de vérités, omnu disait Fontenelle, je me gardercds bien de les mvrir. » Où cela est-il écrit dans les auvres de lotre auteur ? C'est dans les salons, réplique-t-on, ju'il laissa échapper ce conseil à l'usage des peueux , des timides. C'est possible, mais lui-même, i on le juge d'après ses œuvres, ne se conformait oas toujours à cette règle égoïste. Dans le journal de Bayle, Van Dcde écrivait : « J'cd lu avec bien du plai- Fontenelle. I. c

Page 1