ÈRES
Un critique ' partisan de Fontenelle disait : « Il l'est que trop décidé que c'est le sort des plus grands ]on-imes, de ceux mênies qui ont atteint au plus haut loint de réputation ci de gloire, de ne pouvoir jamais parvenir à réunir tous les suffrages. M. de Fontenelle <ne pardonnera si j'offre à ses yeux une vérité dés- ^igréable. Il est trop éclairé pour ne l'avoir pas prévu, et trop philosophe pour y être sensible. Il a des censeurs ; il est vrai que c'est presque à son style seul que l'on s' attaque, mais par son style on entend quelque chose de plus essentiel que la pureté de son langage : c'est sa manière d'écrire, c'est ce goût singulier qui rcgnc dans tous ses ouvrages, cette richesse, cette abondiince de pensées qui ne se trouve nulle part en un aussi haut degré et qui lui compose un caractère unique bien propre à le distinguer au milieu de nos plus illustres écrivains. »
Ces lignes semblent écrites pour servir de réponse à un jugement de M. Despois ^ : « La langue a suivi
1. L'Esprit de Fontenelle, ou Recueil des pensées tirées de Ises ouvrages, par Prémontval fLeguayj.La Haye, 1753.
2. Des influences royales en littérature [Revue des Deux- Mondes), juin i853.