PASTORAL
Qui les avait .vus au berceau.
Tous dans d'innocentes délices, Unis par des nœuds pleins d'attraits, Passaient leur jeunesse sans vices , Et leur vieillesse sans regrets.
La mort, qui pour nous a des ailes, Arrivait lentement pour eux; Jamais des causes criminelles Ne hâtaient ses coups douloureux.
Chaque jour voyait une fête ; Les combats étaient des concerts :
Une amante était la conquête ; L'Amour jugeait du prix des airs.
Ce dieu berger, alors modeste, Ne lançait que des traits dorés; Du bandeau qui le rend funeste , Ses yeux n'étaient point entourés.
Les Crimes, les pâles Alarmes, Ne marchaient point devant ses pas; Il n'était point suivi des larmes Ni du dégoût, ni du trépas.
La bergère , aimable et fidèle ,