FLORISE, GÉRONTE
FLORTSE.
Je ne sais ce que j'ai , tout m'excède aujourd'hui : Aussi c'est vous... hier...
GERONTE.
Quoi donc?
FLORISE
Oui, tout l'ennui Que vous m'avez causé sur ce beau mariage Dont je ne vois pas bien l'important avantage , Tous vos propos sans fin m'ont occupé l'esprit, Au point que j'ai passé la plus mauvaise nuit.
GÉRONTE
Mais, ma sœur, ce parti....
FL0R1SE
Finissons là, de grâce:
Allez-vous m'en parler? je vous cède la place.
Un moment : je ne veux...
florise.
Tenez, j'ai de l'humeur, Et je vous répondrais peut-être avec aigreur. Vous savez que je n'ai de désirs que les vôtres : Mais, s'il faut quelquefois prendre l'avis des autres , 3e crois que c'est surtout dans cette occasion. Eh bien, sur cette affaire entretenez Cléon : C'est un ami sensé, qui voit bien, qui vous aime. S'il approuve ce choix, j'y souscrirai moi-même. Mais je ne pense pas, à parler sans détours, Qu'il soit de votre avis, comme il en est toujours. D'ailleurs , qui vous a fait hâter cette promesse ? Tout bien considéré, je ne vois rien qui presse. Oh ! mais, me dites-vous , on vous chicanera ; Ce seront des procès ! Eh bien , on plaidera. Faut-il qu'un intérêt d'argent, une misère, Nous fasse ainsi brusquer une importante affaire ? Cessez de m'en parler , cela m'excède.
GÉRONTE
Moi!
Je ne dis rien , c'est vous...