SCENE ni
AGRIPPIiNE, BRITANNICUS, NARCISSE.
ALBINE
AGRIPPIXE.
Ah ! prince, où courez-vous? Quelle ardeur inquiète Parmi vos ennemis en aveugle vous jette? Que venez-vous chercher ?
BRITANNICUS
Ce que je cherche? Ah! dieux Tout ce que j'ai perdu, Madame, est en ces lieux. De raille afifreux soldats Junie environnée
> — Et quisqaam nnmeD Jononis adoret
' Praterea, aot sapplex aris imponat honorem? /Eneid. 1, 53.
' Par ces deux derniers vers, il fait assez entendre que ses avis ne sont pas suivis, et que si, dans toute la scène, il a justifié son élevé, dans son rœur il ne le justifie pas: et voilà Burrhus : l.audan* ic mreren» (L.Racine.i
56 BRITANNICUS
S'est vue en ce palais indignement traînée.
Hélas 1 de quelle horreur ses timides esprits
A ce nouveau spectacle auront été surpris 1
Enfin on me l'enlève. Une loi trop sévère
Va séparer deux cœurs qu'assemblait leur misère :
Sans doute on ne veut pas que, mêlant nos douleurs.
Nous nous aidions l'un l'autre à porter nos malheurs
AGRIPPINE
11 suffit. Comme vous je ressens vos injures 2; Mes plaintes ont déjà précédé vos murmures. Mais je ne prétends pas qu'un impuissant courroux Dégage ma parole, et m'acquitte envers vous. Je ne m'explique point. Si vous voulez m'entendre, Suivez-moi chez Pallas, où je vais vous attendre.