SCENE IV
BRITANMGUS, NARCISSE.
BRITANNICUS
La croirai-je, Narcisse, et dois-je sur sa foi La prendre pour arbitre entre son fils et moi ? Qu'en dis-tu? N'est-ce pas cette même Agrippine Que mon père épousa jadis pour ma ruine , Et qui, si je t'en crois, a de ses derniers jours, Trop lents pour ses desseins, précipité le cours?
' Bajazet, Xiphares, Britannicus, caractères si critiqués, ont la douceur et la délicatesse de nos mœurs, qualités qui ont pu se rencontrerchez d'autres hommes, et n'en ont pas le ridicule comme on l'insinue. Mais je veux qu'ils soient plus faibles qu ils ne me paraissent, quelle tragédie a-t-on vu où tous les personnages fussent de la même force? (Vauvenargues.)
' Injure est ici dans le sens de ion fail ou reçu, d'outrage en action; et alors mon injure, son injure, ton injure, etc., ne s'entendent jamais que passivement pour l'injure que l'un ma faite, qu'on lui a faite , qu'on t'a faite; c est l'injuria des Latins, qui n'a d'autre acception chez eux que celle d'injuilice, de violation de droits , du mot jus. (L.)