PREFACE. XIX
b/ant parce qiûil est trouble ; et il 11e s* attache en quelque sorte au corporel de V amour que pont atteindre et en étreindre le spirituel.
Si toutefois cette note est fréquente, elle est fort loin d^être la seule. L'amant de la Maïa est, certes, un admirable poète. Plus admirable encore est le chrétien lointain, qui, du fond de sa tradition atavique, jette ce conectif au Pessimisme oriental :
Du moins soyez bénis, illusions d'une heure, 0 songes fugitifs, mirages d'un moment, Terre qui me portais, ô troublante demeure, Où l'homme endort un peu sa misère en aimant;
Où dans les jardins clairs qualanguissent les plantes, Sous les enchantements de la lune d'été, Xos âmes se fondaient sur nos bouches brûlantes, Echangeant des serments d'amour illimité !
Et ces autres vers, encore plus significatifs :
J'aurais du moins l'orgueil que mon âme est sans haine,
Et que notre misère a su créer un jour Ce qui ne se voit point en tes mornes abîmes ; La vertu, la pitié, les tendresses sublimes, Et l'absolu du beau, du juste et de l'amour !
Il faut entendre pleinement ces deux noies, et les résoudre en leur noble harmonie t pour avoir dit