JEAN LAHOR. XLI
brûles vifs parles Turcs comme au xvR ou au xvie siècles, devant d'autres attentats contre la liberté et le droit des peuples, attentats plus hypocrites, mais non moins criminels, et la domination par tout l'univers de Mammon, le plus cruel et le plus vil des anciens dieux sémitiques, et la poussée de cette barbarie nouvelle sortie de la démagogie; le sentiment: enfin d'une altération de Tâme française, tout cela et bien d'autres choses encore, n'était pas fait pour diminuer en moi le mépris de l'homme et les amertumes de mon pessimisme.
«Puisunjour jepensaietjeme discomme Goethe : « En avant par delà les tombeaux! » et je repris et continuai ma vie. »
Cependant le savant, qui chez Lahor double le patriote se ressaisit à l'espoir en voyant la gloire croissante d'un Pasteur, en qui s'incarne, au lendemain des jours sombres, le génie bienfaisant de la France. Il renaît donc à la confiance. En même temps, il porte ses yeux vers une nation pour nous toujours pleine d'enseignements, l'Angleterre :
« Étrange pays que le nôtre, qui défait, qui abattu si souvent, se relève, reconquiert soudain un peu de sa gloire, de son honneur diminués, par la grâce, par les mérites de quelques hommes supérieurs — oh ! en dehors toujours des sphères officielles, — savants, écrivains, artistes, héros, révélant en des expéditions lointaines notre vieil esprit d'aventures.
« Parmi les nations d'Europe cependant une réapparaissait plus sage, sinon parfois moins coupable que les autres ; sa politique avait une suite ; elle prévoyait,