‹ Œuvres choisies de Jean LahorChapitre 29 sur 85 · XLVI JEAN LAHOR · texte numérisé non relu

XLVI JEAN LAHOR

donc afin de modifier physiquement, puis intellectuellement, moralement, l'homme du peuple, transformer son logis, insuffisant, malsain, son alimentation insuffisante, irrationnelle et malsaine '.

«Chez tous, multiplier, accroître, exalter les énergies vitales; en face de cette barbarie qui monte, protéger partout la beauté, la vouloir partout et en tout, la distribuer à tous, comme l'air pur et la lumière :

« Préparer enfin la cité luture idéale2 ».

« Telle était la tâche ou une partie de la tâche que je me proposais d'accomplir ou du moins de commencer d'accomplir; car pour la finir, je pense qu'il faudra des siècles; mais j'ai indiqué les buts à atteindre, d'autres les atteindront ; j'ai montré les voies à suivre : d'autres les suivront.

« Tout en commençant à remplir cette tâche, je voyageais, et je vis partout, en Europe, dans le monde entier, se développer, s'étendre un mouvement magnifique, en vue aussi d'une amélioration de la vie et de l'homme, mais désormais plus rapide et plus sûre qu'on ne l'avait tentée jusqu'ici. C'est que les hommes de science et de bonne volonté ne rêvaient plus, ne pensaient plus, n'agissaient plus isolés ; ils se rapprochaient,

1. Voir l'ouvrage sur les Habilitions et \' Alimentation a hon marche.

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