XII PREFACE
/'Illusion est devenu logiquement celui de Science et Mariage / comment V auteur de la Littérature Hindoue devait écrire deux traites sur les Habitations et l'Alimentation à bon marché ; comment enfin ce pessimiste, ou cet agnostique, 'devait aboutir à un « philanthropisme » passionne, d'autant plus noble qu'il n attend aucune récompense ici-bas ni ailleurs.
Dès vingt ans, cherchant un sens à la vie, étudiant mélancolique épris de rythme et de musique, il s'écarte du catholicisme pour s'incliner vers une sorte de rêverie germanique qui, en peu de temps, le mène au panthéisme. Les poèmes de Gœthe, de Riïckcrt, certaines œuvres des penseurs allemands lus dans les forêts de V Alsace et de la Forêt-Noire, lui sont comme une initiation à cette littérature hindoue <ut sein de laquelle il se plongera et se perdra comme un yoghi dans la jungle. Il est alors obsédé de l'idée de l' « illusion ». de cette M aï a dont il a fait sa muse, et dont il a désormais consacré le nom dans la littérature. C'est sa première étape. Mais bientôt le néant caché sous la splendeur, les gloires de r Illusion, ? obsède à son tour. Ce néant de l'être se représente à lui, arec une désolante fixité : ss Et des hauteurs du rêve panthéiste, dont je m étais quelque temps si puissamment enivré, je descendis,