LA MORT DU SOLEJL
I had adream, which wus not ail a dream Btron
Les tsiganes jouaient un air Sombre, plaintif et monotone, Pareil aux clameurs de la mer Sous les crépuscules d'automne.
Les violons, comme des flots De tumulteuses pensées, Semblaient jeter tous les sanglots Des générations passées.
Dans cet océan de douleurs, Dans cette mer plaintive et sombre, Moi-même aussi, versant des pleurs, T étais comme un noyé qui sombre :
68 l'illusion,
Et tout au loin à l'horizon, Par delà les vagues funèbres, Par delà l'immense prison Où je sombrais dans les ténèbres,
Le Soleil palpitait sanglant, Et, dans une angoisse infinie, Répandait sur mon cœur tremblant La pourpre de son agonie.
Dans mes yeux béants l'avenir Roulait déjà sa nuit profonde, Et le monde allait donc finir Avec mes yeux, miroirs du monde !
Le Soleil, comme un Christ en croix Perdait sou sang) perdait sou âme, Kl, beau pour la dernière lois.
S'ensevelissait dans sa flamme.
Et, mes veux dans ses veux de leu.
Je mourus: et l'astre splendide, Hélas! c'était le dernier Dieu.
Entrait avec moi dans le vide !...
LA MORT DU SOLEIL. 6g
Et les violons sanglotant Chantèrent les douleurs, les gloires: Et la chute dans le néant De ces visions illusoires!