‹ Œuvres choisies de Jean LahorChapitre 74 sur 85 · LE SAGE · texte numérisé non relu

LE SAGE

Le vieux Viçvamitra dans les austérités

Avait vécu cent ans, et le farouche ascète

Assombrissait parfois de regards irrités

Le ciel clair, où les Dieux anciens menaient leur fête.

Le peuple entier du ciel redoutait ce géant, Car le vieillard pouvait d'une seule parole, S'il les méprisait trop, renvoyer au néant Tous ces amants divins dont la Terre était folle.

Il avait si longtemps, du fond de ses forêts. Jugé la vanité du ciel et de la terre ! 11 avait pénétré d'effroyables secrets : Mais, comme il était bon. il préférait les taire.

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