V LA PIETE
Do séjour bienhenreux de la divinité, *
Je descends dans ce lieu *, par la grâce habité.
L'Innocence s'y plaît, ma compagne étemelle,
Et n'a point sous les cieux d'asile plus fidèle.
Ici, loin du tumulte, aux devoirs les plus saints
Tout un peuple naissant est formé par mes mains
Je nourris dans son cœur la semence féconde
Des vertus dont il doit sanctifier le monde.
Un Roi qui me protège, un Roi victorieux,
A commis a mes soins ce dépôt précieux.
C'est lui qui rassembla ces colombes timides,
Eparses en cent lieux, sans secours et sans guides.
Pour elles, à sa porte, élevant ce palais.
Il leur y fit trouver l'abondance et la paix.
Grand Dieu, que cet ouvrage ait place en ta mémoire !
due tous les soins qu'il prend pour soutenir ta gloire
Soient gravés de ta main au livre où sont écrits
Les noms prédestinée des rois que tu chéris I
Tu m'écoutes; ma voix ne t'est point étrangère :
Je suis la Piété, cette fille si chère,
Glni t'offre de ce roi les plus tendres soupirs. )
* La malaon do fMnt-Cjx.