‹ Œuvres choisies de Jules SandeauChapitre 18 sur 124 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

GASTON, LE DUC, ANTOINETTE, VERDELET, POIRLER. On sort de la salle à manger.

GASTON

Eh bien, Hector, qu'en dis-tu ? Voilà la maison ! c'est ainsi tous les jours que Dieu fait. Crois-tu qu'il y ait au monde un homme plus heureux que moi ?

LE DUC

Ma foi ! j'avoue que je te porte envie, tu me réconcilies avec le mariage.

Antoinette, bas, à Verdelet.

Quel charmant jeune homme que M. de Montmeyran!

VERDELET, bas.

Il me plaît beaucoup.

Gaston, à Poirier, qui entre le dernier.

Monsieur Poirier, il faut que je vous le dise une bonne fois, vous êtes un homme excellent. Croyez bien que vous n'avez pas affaire à un ingrat.

POIRIER

Oh ! monsieur le marquis!

GASTON

Appelez-moi Gaston, que diable ! Et vous, mon cher raon-

j e te port e e ri vie = ik benij«.l je

sieur Verdelet, savez- vous bien que j'ai plaisir à vous voir?

ANTOINETTE

Il est de la famille, mon ami.

GASTON

Touchez donc là, mon oncle !

verdelet, lui donnant la main. — .1 part. Il n'est pas méchant.

GASTON

Conviens, Hector, que j'ai eu de la chance ! Tenez, monsieur Poirier, j'ai un poids sur la conscience. Vous ne songez qu'à faire de ma vie une fête de tous les instants ; ne m'offrirez-vous jamais une occasion de m'acquitter? Tâchez donc une fois de désirer quelque chose qui soit en mon pouvoir.

POIRIER

Eh bien, puisque vous êtes en si bonnes dispositions, accordez-moi un quart d'heure d'entretien.

LE DUC

Je me retire.

POIRIER

Au contraire, monsieur, faites-nous l'amitié de rester. Nous allons tenir en quelque sorte un conseil de famille ; vous n'êtes pas de trop, non plus que Verdelet.

GASTON

Diantre, 'cher beau-père, un conseil de famille ! voudriezvous me faire interdire, par hasard?

POIRIER

Dieu m'en garde, mon cher Gaston ! Asseyons-nous. On s'assied en cercle autour de la cheminée à gauche de la scène.

GASTON

La parole est à monsieur Poirier.

POIRIER

Vous êtes heureux, mon cher Gaston, vous le dites, et c'est ma plus douce récompense.

p h i s <| u e vous êtes en si bonnes dispositions = daai a in zulk eene vroolijke Btemming bent ; faire interdire onder enrateele Btellen

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