SCÈNE VIL Les Mêmes, POIRIER, ANTOINETTE, VERDELET
ANTOINETTE
Non, mon père, non, c'est impossible ! . . . Tout est fini entre M. de Presles et moi!
VERDELET
Je ne te reconnais plus là, mon enfant.
POIRIER
Mais puisque je te dis qu'il prendra une occupation! qu'il ne reverra jamais cette femme! qu'il te rendra heureuse!
ANTOINETTE
Il n'y a plus de bonheur pour moi ! Si M . de Presles ne m'a pas aimée librement, croyez-vous qu'il m'aimera par contrainte? poirier, au marquis.
Parlez donc, monsieur !
ANTOINETTE
M. de Presles se tait ; il sait que je ne croirais pas à ses protestations. Il sait aussi que tout lien est rompu entre nous, et qu'il ne peut plus être qu'un étranger pour moi . . . Reprenons donc tous les deux ce que la loi peut nous rendre de liberté ... Je veux une séparation, mon père. Donnez-moi cette lettre : c'est à moi, à moi seule, qu'il appartient d'en faire usage! Donnez-la-moi!
POIRIER
Je t'en supplie, mon enfant, pense au scandale qui va nous éclabousser tous.
ANTOINETTE
Il ne salira que les coupables !
Mais puisque je te dis = En ik zeg je; protestations = yersekeringen ; éclabousser = bespatten