‹ Œuvres choisies de Jules SandeauChapitre 49 sur 124 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

surez M. Poirier. J;ai un état, celui de mon père : soldat. Je pars demain pour l'Afrique avec M. de Montrneyran, qui me sacrifie son congé.

verdelet, bas, à Antoinette.

C'est un homme de cœur.

ANTOINETTE, bas.

Je n'ai jamais dit qu'il fût lâche.

VERDELET

Voyons, mes enfants ... ne prenez pas de résolutions extrêmes . . . Vos torts sont bien grands, monsieur le marquis, mais vous ne demandez qu'à les réparer, j'en suis sûr.

GASTON

Ah ! s'il était une expiation ! ( Un silence.) Il n'en est pas, monsieur. {A Antoinette.) Je vous laisse mon nom, madame, vous le garderez sans tache. J'emporte le remords d'avoir troublé votre vie, mais vous êtes jeune, vous êtes belle, et la guerre a d'heureux hasards.

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