ARTICLE II
De la réception des frères chevaliers.
A prendre le terme de chevalerie dans la no- * tion générale quil présente d'abord, cest une profession de servir à cheval dans les armées : ce qui, parmi la plupart des nations , a toujours été une marque de noblesse et de distinction de / Tétat populaire. La qualité de chevalier^ dans le moyen âge , a été restreinte à des personnes nobles , qui , soit avant ou après des combats et des batailles» avoient mérité de recevoir, de leur général , comme le témoignage et la récompense de leur valeur, tOrdre de chevalerie, qu on leur conféroit, sur le champ de bataille , par Faccolade et la ceinture militaire. Mais on n accordoit jamais une distinction si honorable quà des guerriers issus d'anciens chevaliers et de race militaire : €ul militarem honùrem, dit lempêreur ra3a. Frédéric II, nullus accédât y qui non sit de génère militum. Voilà deux sortes de chevaliers , Tune seulement originaire, genus militare, et lautre purement personneHe, militaris*honor. Cest de cette seconde chevalerie , qui ne s'acquiert que par sa propre valeur, que Théodore Hœping dit que personne ne natt chevalier : nemo eques nos-