A MONSIEUR ET MESSIEURS
de la vénérable langue et prieuré de France^
à Malte,
Monsieur et messieurs.
a Le soin que nous devons avoir de conserver, « dans notre Ordre ,. la pureté de cette noblesse M ancienne et généreuse qui en fait le plus bel « ornement , nous oblige d'examiner, avec atteh- «tion, la qualité des sujets qui se présentent «pour y être reçus au rang des chevaliers de «justice, sur-tout quand ils sont de ces famiHes « nouvelles qui . jusques ici , nous ont été incon- « nues , et qui n\)us le seroient encore si la faveur A de la fortune , qui les a élevés, ne leur inspiroit «des desseins que la vue de leur naissance ne «*leur permettroit pas de former. C'est donc', «Messieurs, cette obligation indispensable, dans «laquelle nous* sommes,, de défendre Thonneur «etles droits de notre- Ordre, qui nous engage «d entrer dans le sentiment de messieurs les
l'jS DU GO0Teill«raENT
«che^^liere de Froulay et de Mesmes, dans le « rapport qu*il8 ont feit du mémorial des titres « don t prérend se servir le présenté; pour être reçu « an ranç des chevaliers de justice de la vénérable « langue et prieuré de France. Dans l^assemiiiée , « convoquée extraordinairetnent , à cet efièt , « lundi troisième décembre 1708, ils ont été da- « vis que Ion difFéràt de lui nommer des com- « missaires, pour travailler à ses preuves, jusqu a «ce que la vénérable lan^e fut instruite des u motifs qui les obttg^eoient de conclure à ce dé- « lai, qu'ils nous représentèrent lui être d^autant « moins préjudiciable, quil est reçu par un Bref it de minorité. Nous avons suivi leur avis. Les « réflexions sur lesquelles ils Font appuyé nous « ayant paru très-judicieuses, nous en envoyons « la copie à la vénérable langue , avec le résultat « de rassemblée , vous suppliant , Mes^enrs , «d'informer son éminence monseigneur notre « Grand • Maître de cette affaire, qui nous est M commune avec vous , et de lui faire , sur cela , «nos très -humbles remontrances, avec tout le «f respect que des religieux très^soumis doivent à «leur supérieur, et dont nous vous protestons « ne vouloir jamais nous départir , et qui nous «fera recevoir, sans balancer un moment, tout « ce qu'il lui plaira d ordonner sur ce que vous «aurez Tfaonneur de lui représenter, après que « nous vous aurons rendu compte des raisons qui « nous ont portés à surseoir la nomination des « commissaires. Nous commencerons par une