‹ Œuvres choisies de l'abbé de Vertot (volume 3)Chapitre 42 sur 47 · XXVIIJ DI5C0UB · texte numérisé non relu

XXVIIJ DI5C0UB

cher à «oo âoqoence, et à certaiaes eipreanons pathétiques répandues, toit dans ses sermons, smiea difTërens endroiu de TAlcoran.

t>n y trouve , à la vérité , de grands lieui commnm sur la majesté de Dieu , sur sa puissance, sur sa boot^ et sur r ingratitude des hommes; maïs les discours qoil en iait, sont sans preuves « sans liaison, sans ordre et sans suite; et on na pas de peine à sappercevoirqoe ce quon appdle TAlcoran ou le livre par excdicocc, comme parlent les Arabes , n est que Touvrage d'oo sophiste , et d un dédamateur.

On ne peut |ias même dire que cet ouvrage soit m contexte suivi et fait en même tems ; on y trouTe des variations et des cbangemens, selon que fauteur étoit agité par de nouvelles passions, ou entralaé par de nouveaux intérêts. Dans le chapitre qoMre, il ^ expressément défendu quancon homme épouse bfen* med'unautre Itommevivant; malhenreusemeniil]e^|* les yeux sur Zaïnab, femme de Zaïb, son df^^àn' elle lui plut, et , pour 1 épouser, U obligea son domestique, par des bienfiiits extraordinaires, de » i*P°' dier , et il 1 épousa aussitôt. Ce marché et ce commerce indigne entre le maître et son domestique, scanda la plupart de ses sectateurs : pour cahner leurs mu mures, et, au préjudice de la loi quil avoinm"^ annoncée, il parott une addition au trente -trwsi m chapitre de 1 Alcoran, où Dieu déclare quil a mane Zaïnab avec Mahomet : et cette femme, fi^ "^ ^ révélation, insultoit aux autres femmes du prop ' et prétendoit la préférence sur ce quelle a^oit j disoit-elle, mariée par un ordre exprès du ciel: au que ce n'étoient que des hommes qui avoien' w^ mariage de ses rivales.

SUR l'alcoran. xxix

OtAre toutes ces femmes qui composoient le sérail •du prophète, il y avoit, dans sa maison, une jeune esclave d'une rare beauté, appeliée Marie, âgée de quinze ans, Égyptienne de naissance, et Chrétienne de religion : on prétend que le gouverneur d'Egypte en avoit fait présent à Mahomet. Le feux prophète en devint amoureux, et il fût surpris, par deux de ses femmes, dans un commerce criminel; elles firent beaucoup de brtfit; cet éclat pouvoit nuire à'ia répudiation du prophète : le ciel vient aussitôt à son secours; «t, par une nouvelle révélation , qu'on trouve au cha^ pitre 66 , Dieu permet à Mahomet et à toos les Musulmans d'habiter avec leurs esclaves, malgré leurs fem«mes. « O prophète (i)! fàit'^il dire à Dieu, pourquoi , » de peur de déplaire à tes femme^ te prives-tu du « plaisir que Dieu t'a accordé? » Le scélérat commença par commettre le crime : et il en fit venir depuis la dispense du ciel.

Je n'ai rapporté ces deux exemples , panni un grand nombre d'autres , que pour faire voir qu'il se trouve dans l'Alcoran , et dans ce livi*e émané du trâne de Dieu, à ce que disent les Mahométans, des articles opposés et contradictoires ; et on en compte près de cent cinquante. Les Mahométans tâchent d'échapper à cette objection, en disant que Dieu, ayant jugé à propos d'abroger certains articles, y en avoit depuis substitué d'autres ; mais on peut remarquer, dans le texte, que non-seulement J'un et l'autre articles y sont conservés , mais encore que le substitué est souvent placé devant celui même qui doit être. abrogé : ce qui cause une étrange confusion, à moins que, ponr^aufi!

(i) Aie. cap. 66. De la prohibition.

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