SUR ZIZIM. XXXV
tement que Zizim étoit Fatné. Le vice-chancelier ajoute que Zizim ayant perdu deux batailles contre son frère , qu*ayant mendie inutilement le secours du Soudan d'Egypte, et que se trouvant sans troupes, et errant au milieu de ses propres États , et parmi les rochers du Mont Taurus , il avoit été réduit à chercher un asyle dans Tisle de Rhodes; qu^il avoit envoyé des ambassadeurs, au Grand-Mattre, pour lui demander un sauf- conduit \ fidem publicam implorât ^ dirent ces ambassadeurs à d'Aubusson , qud tutus in vestram di" tîonem patent aditus. L'historien , continuant sa narra-* tion , dit que le Grand-Maître lui envoya ce sauf-conduit , pour pouvoir entrer et sortir de ses États en toute liberté , et dans la forme que les ambassadeurs désirèrent.
On a vu, dans le livre VII, que le Grand-Mattre renvoya ces ministres avec une puissante escorte, pour conduire le prince dans Tisle de Rhodes : tifirmatus animoj n dit Gaoursin, na^im conscendit, et Hierosoljrmorum n equitumfidei se cotkmittit » : il se livre, dit cet historien, à la foi des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Zuniga , grand-prieur de Gastille , lui donnant la main pour le faire entrer dans son bord , et lui adressant la parole: Nous vous recevons, seigneur, lui dit-il, comme notre hôte, et non pas comme un ennemi : te excipimus ut hospitenij non ut hostem. Ce qui lui fut confirmé par le Grand-Mattre, qui lui dit en Tabordant: Puisque vous entrez dans nos États comme notre ami et notre hôte , il est bien juste que nous vous rendions tous les devoirs de Thospitalité : tu ut hospes et amicus accedis ; jura tfuidem hospitii ut prœbeamus decens est.
Mais le traité *que le Grand-Maître 6t depuis avec le sultan Bajazet , démentit bientôt un procédé d'abord