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T"""^ avec admiration , un tableau d'une excellente
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de Rora#?. main , une statue , un vase ciselé : on envia bientôt le bonheur des généraux et des officiers, qui en avoient rapporté de TAsie ; et ce fut pour en posséder et pour acquérir des richesses, quon trafiqua de sa liberté , et qu'on la vendit aux grands et aux chefs de parti, dont on pouvoit espérer des emplois et de l'argent.
Ces mœurs austères, et cette frugalité des anciens temps , se changèrent insensiblement en une volupté recherchée. La plupart des jeunes gens consumoient le patrimoine de leurs ancêtres dans des fîestins , où régnoient la délicatesse et la somptuosité. Les femmes eurent part à cette corruption presque générale; Ja plupart ne comptoient plus la chasteté, au nombre des vertus. Des hommes , indignes de ce nom, se prostituôient comme les femmes; et ceux qui s'étoient ruinés, pour fournir à une dépense extraordinaire , ou qui pouvoient être recherchés pour des crimes , souhaitoient une guerre civile, qui les mît à couvert de la rigueur des lois, ou de la poursuite de leurs créanciei'S. Cette disposition des esprits commença à éclater sur la fin du consulat de L. Volcatius Tullus, et de M. Emilius Lepidus. On avoit désigné, pour leurs successeurs, Publ. Autronius et P. Syllaj mais^ ayant été depuis coavaiûcus
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d'avoii* acheté les sufFrages, ils furent exclus de ^^^^ cette dignité; et, par une nouvelle élection, de Home. OQ substitua, en leur place , Lucius Cotta et L. Torquatus. La honte de cette exclusion , et un esprit de vengeance, les portèrent à conjurer contre le repos de l'État. Us résolurent d assas- Muer les deux nouveaux consuls , de se défaire de la plus grande partie du sénat , et de s emparer du gouvernement. Gatilina, toujours prêt à entreprendre lés plus grands crimes, et avide des nouveautés qui lui pouvoienC faire espérer quelque changement dans sa fortune , entra dans cette conspiration. Us y engagèrent encore un grand nombre de ces jeunes gens perdus de débauche, dont nous venons de parler, et, entre autres, Pison, jeune homme d'une Maison illustre , mais téméraire , factieux , aby«mé de dettes , et qui n envisageoit de ressource à ses affaires, que dans la ruine de FÉtat.
Leur dessein étoit , comme nous Tavons dit , de tuer les consuls, et de foire périr la plus grande partie des sénateurs. Us dévoient exécuter cet attentat, dans le Capitole, le premier jour de janvier, auquel les consuls entroienC en charge : mais , n ayant pas trouvé la conjoncture favorable , ils en remirent l'exécution au cinquième de février. On devoit voir, ce jour-là , le plus horrible attentat qui fût arrivé
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"" dans la république , depuis la foùdation de de Rome. Rome. Une troupe de scélérats dévoient , au signal que leur donneroit Catilina, se jettersur les consuls et sur les sénateurs, et les poignarder, (i) Mais Catilina^ impatient de répandre le sang de ses concitoyens , ayant donné ce signal plutôt qu'il ne falloit, et avant que tous les conjurés eussent occupé lès postes qui leur étoient assignés , personne ne branla : on remit , encore une fois , cette cruelle entreprise. Catilina s en rendit le cbef par son audace, et fortifia son parti d'un grand nombre de sénateurs et de chevaliers , qui tous , par différens motifs, se joignirent aux conjurés.