‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 28 sur 74 · ELEGIE VII · texte numérisé non relu

ELEGIE VII

(fragment.)

J'étais heureux : les arts occupaient mes loisirs; D'une légère main Je cueillais les plaisirs ; Je chantais sur mon lutli et Corinne et Julie; Je fu jais l'amour tendre et sa mélancolie ; Je redoutais mon cœur, trop prompt à s'enflammer; Je craignais jusqu'au nom du dieu qui fait aimer. Humide et pâle encor de mon dernier naufrage, Jefu yais d'Araathonte et les n.ers et Toirage.

Pareil à cet oiseau qui du piège échappé. Se croit des lacs trompeurs encoie enveloppé. Il essaie en tremblant l'usage de s»s ailes. Et se confie à peine aux bois les plus fidèles ; Ainsi je défendais ma douce liberté i Mais qui peut échapper à la fatalité 1

Je vois chez Thélaïre une beauté funeste : Que ses yeux savaient bien feindre un regard modeste '. Le deuil semblait encor relever sa blancheur : L'Aurore a mttins d'éclat, Thétis moins defraîcheur; Mais les dieux de Paphos, en volant sur ses traces. Admiraient ses beautés, et lui cherchaient des grâces.

Jamais elle n'oEFrit à la main des amours De la taille d'Hébé les flexibles contours Délicate Vénns I ton étroite ceintnre N'eût jamais à ses flancs pu servir de parure.

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