FAITE PENDANT DNE HEMOBRAGIE VIOLENTE , ET QUI PENSA DEVENIR MORTELLE
Le sang baigne à longs flots mes lèvres pâlissantes; Et mon Tibulle échappe à mes mains défaillantes. De mon sein oppressé les pénibles eiForts Y tourmentent la vie, et brisent ses ressorts. Dans ce combat mortel et de glace et de flamme, Fanni seule, Fanni retient encor mon âme: Ma voix, en expirant, soupire ce doux nom; Et de ma lyre éteinte il est le dernier son. Ma lyre avait promis de la rendre immortelle. Et devait au printemps défier Philomèle : Le printemps reviendra pour Philomèle;.... et moi. D'un silence éternel j'aurai subi la loi. Les roses reviendront; et cette main absente N'aura point le bonheur d'en parer une amante i Des myrtes, des lauriers que je devais cueillir, Tout l'espoir avec moi va donc s'ensevelir?
O mort! divinité si terrible au vulgaire. Je ne crains pas le coup de la main sanguinaire : 3)e mes jours mal tissus romps le faible lien; Ija vie est peu de chose; et toi-même n'es rien.