‹ [Œuvres choisies de Marmontel] (volume 4)Chapitre 6 sur 20 · I.A vsaTu · texte numérisé non relu

I.A vsaTu

Son grand cœur s'est mieux fait connaître ; Il a fait sur lui-même un effort généreux.

Il veut rendre le monde heureux ; Il préfère , au bonheur d'en devenir le mattre , La gloire de montrer qu'il mérite de l'être.

( Ensemble, ) i

Sans cesse combattons à qui servira mieux

Ce héros glorieux. ^

DaDS le prologue de Phaéton^ c'est le retour de l'âge d'or.

SATUBiri.

Un héros qui mérite une glojre immortelle , Au séjour des humains aujourd'hui nous rappelle. ^ Le siècle qui du monde a fait les plus beaux jours Boit sous son régne heureux recommencer son cours. Il calme l'univers , le Ciel Je favorise : Son auguste sang s'éternise ; * Il voit combler ses vœux par un héros naissant,: Tout doit être sensible au plaisir qu'il ressent. L'Envie en vain frémit de voir l'es biens qu'il cause ;

Élém. de Litlér, ir. 11

l62 ÉLÉMENTS

Une heureuse paix est la loi Que ce vainqueur impose :

Sion tonnerre inspire l'effroi Dans le temps même quMi repose.

Dans le prologue S^Armide, c'est la Gloire el la Sagesse qui se disputent à qui l'aime le mieux.

LA GLOIIUK. •

Tout doit cëder dans l'univers A l'auguste héros ({ue j'aime. * L'effort des ennemis , les glaces des hivers 9

Les rochers , les fleuves 9 les mers , ' Rien n'arrête l'ardeur de sa valeur extrême.

LA SAQISSB.

Tout doit céder dans l'univers A l'auguste héros que j'aime.

Il est mattre absolu de cent peuples divers , Et plus maitre encor de lui-même.

( jLa même et sa suite* ) Chantons' la douceur de ses lois.

LA GLOIRE et sa suite.

Chantons ses glorieux exploits.

( Ensemble» )

D'une égale tendresse ;Nouâ aimons le même vainqueur

LA SAOXSSB.

Fière Gloire , c'est yous

LA 6LOIKX.

C'est VOUS, douce Sagesse, ( Ensemble, )

C'est vous qui partagez avec moi son grand cœur.

Qu'un vain désir de préférence

N'altère point l'inteUigencè

DE LITTÉllATUIlE. .' l65'

Que ce héros entre nous veut former ; Disputons seulement à qui sait mieux l'aimer. .

Dans le prologue èiAmadisi le plus iogénieux de tous , reloge de Louia XIV semblait plus diificile à amener ; et le poète Ty a fait entrer d'une façon plus adroite encore et plus naturelle ^ue ' dans tous les autres. C'est le réveil d'Urgande et de sa suite après un long enchantement :

Lorsqu'Amadis périt , une douleur profonde

Nous fit retirer dans ces lieux :

Un charme assoupissant devait fermer nos yeux , Jusqu'aux temps fortunés que le destin du monde Dépendrait d*un héros encor plus glorieux.

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