I.A vsaTu
Son grand cœur s'est mieux fait connaître ; Il a fait sur lui-même un effort généreux.
Il veut rendre le monde heureux ; Il préfère , au bonheur d'en devenir le mattre , La gloire de montrer qu'il mérite de l'être.
( Ensemble, ) i
Sans cesse combattons à qui servira mieux
Ce héros glorieux. ^
DaDS le prologue de Phaéton^ c'est le retour de l'âge d'or.
SATUBiri.
Un héros qui mérite une glojre immortelle , Au séjour des humains aujourd'hui nous rappelle. ^ Le siècle qui du monde a fait les plus beaux jours Boit sous son régne heureux recommencer son cours. Il calme l'univers , le Ciel Je favorise : Son auguste sang s'éternise ; * Il voit combler ses vœux par un héros naissant,: Tout doit être sensible au plaisir qu'il ressent. L'Envie en vain frémit de voir l'es biens qu'il cause ;
Élém. de Litlér, ir. 11
l62 ÉLÉMENTS
Une heureuse paix est la loi Que ce vainqueur impose :
Sion tonnerre inspire l'effroi Dans le temps même quMi repose.
Dans le prologue S^Armide, c'est la Gloire el la Sagesse qui se disputent à qui l'aime le mieux.
LA GLOIIUK. •
Tout doit cëder dans l'univers A l'auguste héros ({ue j'aime. * L'effort des ennemis , les glaces des hivers 9
Les rochers , les fleuves 9 les mers , ' Rien n'arrête l'ardeur de sa valeur extrême.
LA SAQISSB.
Tout doit céder dans l'univers A l'auguste héros que j'aime.
Il est mattre absolu de cent peuples divers , Et plus maitre encor de lui-même.
( jLa même et sa suite* ) Chantons' la douceur de ses lois.
LA GLOIRE et sa suite.
Chantons ses glorieux exploits.
( Ensemble» )
D'une égale tendresse ;Nouâ aimons le même vainqueur
LA SAOXSSB.
Fière Gloire , c'est yous
LA 6LOIKX.
C'est VOUS, douce Sagesse, ( Ensemble, )
C'est vous qui partagez avec moi son grand cœur.
Qu'un vain désir de préférence
N'altère point l'inteUigencè
DE LITTÉllATUIlE. .' l65'
Que ce héros entre nous veut former ; Disputons seulement à qui sait mieux l'aimer. .
Dans le prologue èiAmadisi le plus iogénieux de tous , reloge de Louia XIV semblait plus diificile à amener ; et le poète Ty a fait entrer d'une façon plus adroite encore et plus naturelle ^ue ' dans tous les autres. C'est le réveil d'Urgande et de sa suite après un long enchantement :
Lorsqu'Amadis périt , une douleur profonde
Nous fit retirer dans ces lieux :
Un charme assoupissant devait fermer nos yeux , Jusqu'aux temps fortunés que le destin du monde Dépendrait d*un héros encor plus glorieux.