LIVRE XFV
aiiMÎ dire , à celui qm inspirera la plus fidèle âes nations , on verra naître de cet accord le plus grand êes biens , ïa plus sofide des puissance. »
C'était ce langage^ d'une autorrié qui se réservait Texamen et le libre consentement , c'était là ce qui blessait l'orgueil de la ligue démocratique. Jaloux de voir le souverain vouloir de son pur mouvement ce qu'ils prétendaient commander , ils accusaient Necker de revêtir le despotisme des formes de la bienfaisance. Ils voulaient un roi qui ne fut plus un roi.
Cependant, malgré Mirabeau et malgré le libelle violent qu'il publia , le discours du roi et ce- Itii du ministre eurent, dans l'assemblée comme dans le public, le suffrage des gens de bien.
Ij'affluence la plus nombreuse des habitants de Paris s'était pressée en foule jusqu'à Versailles, pour jouir du spectacle de l'ouverture des états. Et lorsque le roi , à la tête des députés de la nation , se rendit après l'assemblée à l'église de Saint- Louis, la pompe, l'ordre, la majesté de cette marche au^ste , le silence respectueux d'une foule de spectateurs dont elle était bordée ; le roi , au milieu de cette cour nationale , plein d'une douce et crédule joie, et autour de lui sa famille, heureuse du même bonheur , tout cela , dis-je, ensemble , fit sur les âmes une impression si vive et si profonde , que 'des larmes involontaires coulaient de tous les yeux. On croyait voir les espérances pré-
SôO MiMOIAES.
céder la niarche des états-généraux , -et les prosf^ rites la suivre ; mais , au milieu de cet appareil oé patriotisme et de concorde , le mouvement sourd qui précède lesî i&sensions. orageuses agitait déjà les esprits..
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