LES PRÉCÉDÉES, GERMAIN
GERMAIN , à mi-voix , à Beaumarchais.
Madame Mello vous fait dire que l'intéressante Maria, alarmée de la durée de votre entretien, et à peine remise de l'étal cruel où elle est depuis long-temps, lui donne en ce moment de nouvelle^ inquiétudes.
BEAI MARCHAIS.
Quoi ! ma sœur...
CLAVICO , bas et vivement à Germain.
Tu dis que Maria...
GERMAIN
Est toujours faible , souffrante et à chaque moment paraît prête encore à s'évanouir ; tenez, d'ici vous pouvez l'apercevoir; sa pâleur...
(La porte entr'ouverte laisse voir Maria assise et à qui on fait respirer des sels; Clavico s'avance doicement et l'aperçoit.)
3a BEAUMARCHAIS,
CLàVICO.
Je la vois, elle est mouranle , et c'est moi qui suis cause... Germain, cours l'assurer que je cède à tous les désirs de son frère , et que ses jours seront sacres pour moi.
(Germain sort.)