‹ Œuvres choisies de Marsollier. Précédées d'une notice sur sa vie et ses écrits par la Csse d'Hautpoul, sa nièceChapitre 140 sur 184 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LES PRÉCÉDENS, MADAME DE SAINT-PHAR. SAINT-PHAR , bas à Blainville.

Mais , elle n'est pas aussi changée...

BLAINVILLE

Ah ! pourtant...

SAINT-PHAR

Non, je vous assure qu'elle n'a jamais été mieux.

BLAINVILLE

Trouvez-vous? ( A part. ) Il a raison.

SAINT-PHAR

Toujours une figure noble, une taille...

MADAME DE SAINT-PHAR lève les yeux, volt son mari, et dit d'une voix tendre.

Ah! vous voici donc, Saint-Phar! ( Elle lui prend b main.) Mais vous n'êtes pas seul... je croyais...

( Elle se promène. ) SAINT-PHAR.

Blainville va nous laisser. ( Bas à Blainvilie. ) Elle me prie de vous éloigner.

BLAINVILLE

Je m'en doute.

SAINT-PHAR , s'applaudissant.

Je lui ai déjà serré la main.

BLAINVILLE

Oui ! il n'y a pas de mal à cela.

( Pendant ce temps-là , madame de Saint-Phar se promène avec, l'air occupe' d'un grand projet ; elle déploie toutes les grâces de sa personne , mais sans affectation. )

SAINT-PHAR

Mais voyez-la donc. . Ne trouvez-vous pas qu'elle a quelque chose d'extraordinaire dans le regard , une assurance , une sécurité que je ne lui ai jamais vue ? Cette femme-là a la tête bien frappée!

BLAINVILLE

Et le cœur !

SAINT-PHAR

Je brûle de savoir. . . Mon ami. . . pardon. . . mais...

BLAINVILLE

Je vous entends, et je vous laisse— aussi bien, je ne pourrais plus long-temps retenir votre secret (A pari.) et ma satisfaction.

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