ACTE III, SCÈNE II
singulier ; mais le monde rit ; il a ses préjugés, le monde est cruel, il ne pardonne pas au ridicule... N'avez<-vous pas vu jusqu'à ce domestique lever les épaules en s'en allant... je l'ai bien aperçu, moi.
DOMINIQUE ^£R£
Après? qu'y a-t-il donc de si étonnant? un valet ricane... qu'est-ce que cela fait?... Laissez-le rire.
DOMINIQUE FILS
Mais enfin, quel est votre projet, quand M. Delomer sera venu? Je ne vous reconnais plus; que lui voulez-vous ?
DOMINIQUE PÈRE, toujours se promenant.
Que tu deviennes son gendre.
DOMINIQUE FILS
Vous précipitez trop... d'un mot vous m'allez perdre pour toujours. Il me croira de moitié.... et dans quel temps venez- vous?
DOMINIQUE PÈRE
Parbleu! fort à propos.
DOMINIQUE FILS fait un geste pour emmener la brouette.
Mon père, en grâce; je vais vous aider à oter cela d'ici.
DOMINIQUE PERE, s*arréUnt.
Eh! non, non, non; je te défends d'y toucher; il faut qu'elle reste là... oui, là.
DOMINIQUE FILS
Sous la porte cochère seulement, ici à côté.
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BOM UNIQUE PÈRE, s'opposant tout à fait.
Veu3^-tu bien laisser cela, te dis- je!... mais voyez 1 orgueil!... renier ma brouette!...
DOMIiriQUE FILS.
Il va venir.
DOMINIQUE PÈRE
Cest ce que je demande.
DOMINIQUE FILS
Que j'ai de regret de vous avoir parlé !
DOMINIQUE PERE
Tu as bien peu de confiance en ton père ! t'es - tu jamais repenti de l'avoir écouté? (Presque en colère.) Mais pour qui me prends-tu donc?
DOMINIQUE FILS
Tout autre que moi croirait que vous n'êtes pas sage en ce moment.
DOMINIQUE PÈRE
Nous verrons , nous verrons qui de nous deux l'est le moins.
DOMINIQUE FILS
Et M. Delomer ne va savoir que penser... Je nierai tout, d'abord.
DOMINIQUE PÈRE, en chantomiaxit.
Ah! que de raisons!
DOMINIQUE FILS
Je l'aperçois : ne lui parlez de rien , je vous en conjure. Voyez comme il a l'air triste! il n'est guère dans une situation à se prêter à vos plaisanteries.