‹ Œuvres choisies de MercierChapitre 137 sur 272 · VA N G LE N NE · texte numérisé non relu

VA N G LE N NE

Excusez; je veux dire seulement, que mon cher oncle m'a donné en tout temps des preuves constantes de son amitié. Il a daigné m'écrire plusieurs fois. J'ai de ses lettres sur moi... (n tire uu portefeuUie.) En voici que je garde bien précieusement. Vous verrez qu'il m'estimait.

DORTIGNT.

Je n'ai pas besoin de les voir.

VANGLENNE.

Ses lettres disent que sans deux enfans qu'il avait, et auxquels il devait , comme de raison , toute préférence, il m'aurait fait plus de bien : il m'en a fait néanmoins, malgré la distance des lieux, en recommandations, en services, qui ne sont pas de l'argent, et qui obligent plus que de l'argent. La mémoire de votre père , mon cher cousin , me sera à jamais chère et sacrée.

DORTIGNl.

Mon père était d'une facilité coupable quelquefois , j'ose le dire... N'a-t-on pas été obligé de vendre votre patrimoine après votre départ !

VANGLENNE.

Il est vrai ; c'était pour acquitter mes folles dettes contractées dans l'étourderie de mon jeune âge.

MADAME DGRTJGNI.

Vendre son patrimoine ! Mais on ne pardonne pas

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