REMI ET JOSEPH
Monsieur, monsieur, nous venons...
LE NOTAIRE
Premièrement asseyez-vous tous trois...
JOSEPH
Nous craignons...
REMI
Ah! monsieur...
I. Encore une fois les traits contre les grands et les riches reviennent trop souvent. Il ne fiiut jamais attaquer une classe de spectateurs : parcere persoms.
LE KOTAiRIi:.
Mette2^votis à votre aise avant tout... As9eye2-vou8, je vous en prie... (ns s'asseyent.) Là bien... Parlez pré* lentement... Ëst^e un contrat de mariage dont 41 s'agit ?
JOSEPH
Monsieur! comme vous devinez!... Oui, m<wsieur.
LE NOTAIRE
Tant mieux... Voilà une bien jolie fille, qui, de plus , est fort modeste : c'est un plaisir pour moi que de voir un pareil couple... Hé bien, mes chers amis, vous devez être d'accord? Il n'y a plus que vous autres qui fassiez des mariages , car pour ceux des villes , pour peu qu'il y en ait, on ne peut^plus les appeler que des marchés.
REMI
Hélas! monsieur, nous sommes parfaitement d'accord; mais il y a quelque chose qui peut nuire à cet accord mutuel, c'est pour cela que j'ai demandé à ne parler qu'à vous. Je désire que ces deux enfans soient unis; il le faut, c'est tout mon espoir, le seul bonheur que j'attende ici bas avant que de descendre au tombeau. Mais, monsieur, le croiriez- vous, à nous trois nous n'avons pas... Je n'ose achever; c^endanft il faut parler...
JOSEPH
Mon père, permettez, je vais dire pour vous.
REMI
Non, Joseph, laisse-moi dire; monsieur, je viens