Retourne. — Édit. P. Blanchcinaiii, t. II, p. 2C
1. Passée. — C'est Tode xi, elle est imitée d'Anacréon, LVI. (R.)
J'ay la teste toute estourdie De trop d'ans et de maladie ; De tous costez le soin' nne mord, Et soit que j'aille ou que je tarde, • Tousjours après moy je regarde Si je verray venir la mort,
Qui doit, ce me semble, à toute heure Me mener là bas, où demeure Je ne sçay quel Pluton, qui tient Ouvert à tous venans un antre, Oii bien facilement on entre, •Mais d'où jamais^ on ne revient ^
Ode XII
Pourquoy, chetif laboureur, Trembles-tu d'un empereur * Qui doit bien tost, légère ombre, Des morts accroistre le nombre ?
Ne sçais-tu pas qu'à tout chacun Le port d'enfer est commun, Et qu'une ame impériale Aussi tost là bas dévale^ Dans le bateau de Charon Que l'ame d'un bûcheron"?