‹ Œuvres choisies de P. de RonsardChapitre 171 sur 462 · Cytherée. — Édit. P. Blanchemain, t. II, p · texte numérisé non relu

Cytherée. — Édit. P. Blanchemain, t. II, p

o. Amour. — C'est l'ode xiv; elle est imitée d'Anacréon, « mais à la manière de La Fontaine, c'est-à-dire avec liberté et originalité. Par exemple, si \énus souffle sur la main de son fils pour le guérir, si elle lui dit : qui t'a blessé de telle façon?

Sont-ce mes Grâces riantes De leurs aiguilles poignantes ?

C'est à Ronsard (ju'il faut en savoir gré, car ni Anacréon ni Théocrite n'en disent mot. » (Sainte-Beuve.) R. Belleau a donné une traduction de cette ode d'Anacréon {Odes d'Anacréon, t. I, p. 43), et une autre imitation de cette même pièce est due à Baïf. {Les Passe temps, I, t. II, fol. 18.) 6. Avettes. — Signifie : abeilles. (Voir Glossaire.)

Gomme il les alloit cueillant, Une avette sommeillant Dans le fond d'une fleurette, Lui piqua la main tend^ette^

Si tost que piqué se vit, Ah! je suis perdu, ce dit^; Et, s'en-courant^ vers sa mère.

Lui monstra sa playe amere :

Ma mère, voyez ma main, Ce disoit Amour tout plein De pleurs, voyez quelle enflure M'a fait une esgratignure !

Alors Venus se sou-rit*.

Et en le baisant le prit, Puis sa main luy a souflée Pour guarir sa plaie enflée.

Qui t'a, dy-moy, faux garçon ', Blessé de telle façon?

Sont-ce mes Grâces riantes, De leurs aiguilles poignantes"?

Nenny, c'est un serpenteau,

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