Volucres. — Virgile, Enéide, IV
prise presque de mut à mot d'Apolloine Rhodien'. Voy comme il descrit le printemps:
Vere novo gelidits canis ciim montibus humor Liquitur, et Zephyro pulris se gleba resolvif -.
Labourer, vertere terram; filer, tolerare vitam colo, tenuique Mitierva^; le pain, dona laboralm Cereris''; le vin, pocula Bacchi. Telles semblables choses sont plus belles par circonlocutions que par leurs propres noms; mais il en faut sagement user, car autrement tu rendrois ton ouvrage plus enflé et boufi que plein de majesté. Tu n'oubliras les descriptions du lever et coucher du soleil, les signes qui se lèvent et couchent avec luy, ny les serënitez, orageset tempestes:
Ipse pater média nimborum in nocte corusca Fulmina molitur dexiru ».
Puis,
... ille flur/ranti Aul Al/ion ant li/iodopen aut alla Ceruunia lelo Déficit, inr/eminunl Aastri et denslsnimits iniber *> .
( Tu enrichiras ton puiime par variété/, prises de la nature, sans extravaguer comme un frénétique. Car, pour vouloir trop éviter, et du tout te bannir du parler vulgaire, si tu veux voler sans considération par le travers des nues et faire des grotesques. Chimères et monstres, et non une naïfve et naturelle poésie, tu seras imitateur d'Ixion, qui engendra des phantosmes au lieu
1 . lihodien. — C'est Apollonius de Rhodes, auteur d'un poème sur l'expédition des Argonautes (in^ siècle).