Si, — Signifie : toutefois, néanmoins
6. Ruant. — Ce verl)e est ici pris au sens transitif, cominç souvent au xvi» siècle, et signifie : /efe?', lancer.
FRAXCIAnK. — ir. 231
Ains* d'un poil blond qui commençoit à poindre,
De gresle. taille et d'œil serein et beau,
De main douillette et de mignonne peau,
Et d'un regard qui les Grâces surmonte,
Il eut le front tout allumé de honte
Retint la bride, et le tancoit ainsi :
«■ Jeune garçon, on ne combat ici Pour remporter à sa mère la gloire D'un verd laurier : le prix de la victoire N'est un cheval aux armes bien appris.
Le sang vaincu du vainqueur est le prix. Et la cervelle en la place entendue, Les os semez et la teste pendue, Pour estonner par si horrible effroy Ceux qui voudroient combatre contre moy. Puisqu'il te plaist d'une brave escriture Et d'un beau tiltre orner ta sépulture, Vien au combat, grand honneur tu auras Quand par la main de Phovere mourras. " Tandis^ Francus, qui le combat désire, Songneux' des l'aube avoit de sa navire Fait apporter le harnois que vestoit Troïle àTroye, alors qu'il combatoit Contre Pelide*, imitant la vaillance Du bon Hector et non pas sa puissance, Que pour présent Helenin luy donna.
Le jour qu'au vent sa voile abandonna, Et le pria de garder telle armure.
Contre la mer assurance très sure.
1, Ains. — Signifie : mais.
2. Tandis. — Adverbe (disparu en ce sens) : pendant ce iemps-là, employé encore par Malherbe :
« Tandis la nuit s'en va, ses lumières sVteignent .)
(Les larmes de Saint Pierre, p. .{.'iS) 3 Songneux. — Aujourd'hui.: soigneux, i. Pelide.—C'est-k-àire: le fils Pelée, Achille.
(Puis Circc apprend a Franciis eorament il doit conibaltre).
Ces champions, emflammez de colère, Icy Francus, de l'autre part Phovère, Tous deux de garbe * et de courage grans, Donnans l'esprit ^ aux chevaux par les flancs, D'un masle cœur au combat s'eslancèrcnt, Et leurs escus rudement enfoncèrent.
Du coup donné le rivage trembla, La mer frémit, le fleuve se troubla; En mille esclats les pointes acérées Furent-' toucher les voûtes etherées.
Tant fut leur bras vigoureux et nerveux, Que sur la croupe, en arrière, tous deux Comme arc voûtez longuement se courbèrent, Et leurs chevaux sur les genoux tombèrent Comme béliers qui vont s'entre-choquant : Puis jusqu'au sang leurs chevaux repiquant. Haussant la bride en fin les relevèrent, Et de la njain leurs coutelas trouvèrent*, Bien aiguisez, qui de l'arçon pendoient, Et de leurlrenche^ un acier pourfeudoient.
Dessous le fer sifflant comme tempeste.
Ores leur joue, ores*^ sonnoit leur teste, Ores la temple. Un coup qui l'autre suit, Gre.'lé', menu, descendoit d'un grand bruit,