Voir aussi Montaigne {Essais, 1. III, ch
3. Les Composés qui contiennent un verbe à un mode personnel. (Paris, Imprimerie nationale, 1875.) — Voir aussi ce volume, p. 12.
L'ŒUVRE DE RONSARD lxv
Ailleurs ai remplace é : frenaisie (p. 407).
Ay est employé pour é : nay pour né et très fréquemment.
Au remplace a : eschauffaut (p. 3o4) ou o : aureille (p. 357).
E est mis pour a : condemné (p. 266) et réciproquement.
A pour é : guarit {passim).
Ailleurs e est mis poar ai : cléron (passim); éguillonne {Odes retranchées); feste {\dX. : fastigium, passim); espesse [Franciade) ; souliéle (p. 152).
Parfois e est pour oi : accrestre (p. 152).
Et est pour é : seichée (p. 179); ou pour è : ameine (p. 188); emmeine (p. 189); promeine (p. 265).
0 est parfois pour ou : trope (joassim); crope (p. 103) et réciproquement ou pour o : rousée (p. 239),arrousée (p. 239); elabourées (pflssm); pourtraits (p. 532); propouse (p. 105).
On trouve oe remplacée aujourd'hui par î<a : soefve (p. 161) nu par ou descoeuvre (passim). On trouve aussi : soiiève. (p. 337).
U est mis pour eu : hurtez (passim).
Y estsouventmispourz: abysme (passim); abysmer (passim); lys (passim); pluye (passim); voye (passim); hardy (p. 267).
On rencontre au remplacée aujourd'hui par al : maugré (p. 371).
Eu est mis très souvent pour u : alleure (passim); deur ^linssim); meurs (passim); asseurance (passim); despourveue (p. 234); seur (p. 265).
Ailleurs eu est pour ou : approuvent (p. 151) et inversement : demeurant (passim).
Je compte pour deux syllabes : li-erre (passim) — meurtr-ier (p. 9).
Ue est pour œu : cueur (passim).
Uei se trouve pour eui : fueille (passim); fueillée {passim) ; fueillage (passim); escueil (p. 264); essueil (p. 367).
Oi est au lieu de ai : harnois (passim).
Oi rime alors avec è : cognoistre rime avec naistre (p. 313. 384).
Oi est est aussi pour o : coignée (p. 373).
Oy est pour ei : royne (p. 345 et fréquent).
Ou est parfois au lieu de u : harquebouze (p. 350).
Ui se trouve au lieu de u : luitte (p. 83) ou de i : vuide (passim).
An et en sont employés indifféremment : cadance (passim); trenche (passim); vangé (passim); pancher (p. 161).
XLVi L'OEUVRE DE RONSARD
An se rencontre au lieu de aon: fans (p. 337); tans (p. 342).
En est au lieu de in: encliner (p. 360).
Ein est pour ain: veincu [passim).
La diphthongue nasale on est encore très fréquente : renfrongné {passim) : songneuse (passim) ; congnoistre [passim) ; vergongne (p. 39o); congnée (p. 320).