Tu passes. — Voir édit. P. Blanchemain, t. I*^"", p
7. Marie. — Après Cassandre, Ronsard aima la belle Angevine Marie. Qui était cette Marie qu'il rencontra à Bourgueil, dans un voyage qu'il fit dans l'Anjou avec Baïf un 20 avril (probablement en 1556)? M. P. Blanchemain pense que ce pourrait bien être Marie du Pin, habitant une propriété située à Bourgueil qui s'appelait le Port-Guyet. (\'oir Voyage de Tours, t. I«'", p. 192, édit. P. Blanchemain.) Le deuxième livre des Amours lui est consacré.
8. Herbelelte, — Diminutif iïlierbe. Substantif de la vieille
Qui çà, qui là marchoit où le menoit son vueil', Foulant les belles fleurs de mainte gambelelte^
Une corne et une autre encore nouvelette^, Enfloit son petit front d'un gracieux orgueil , Gomme un soleil luisoit par les prés son bel œil, Et un carquan^ pendoit sus sa gorge douillette.
Sitost que je le vy, je voulu courre^ après, Et luy qui m'avisa, print sa course és^ forests, Où se mocquant de moy, ne me voulut attendre ;
Mais en suivant son trac^ je ne m'avisay pas D'un piège entre les fleurs, qui me lia les pas : Ainsi pour prendre autruy moy-mesme me fis prendre**.
langue, disparu. « Et herhelete.s commencent à lever. » (Adenet, 1 471 . « Avecques ses brebis qui paissoient Yhérbelette. » (Rirag, 1581 . (Voir Godefroy.)
1. Viieil. — Signifie : volonté, bon vouloir. Substahtif de l'ancienne langue; disparu: « Puis à son vueil faict bon guet à bi porte. » (Voir mon édition de Cl. Marot, p. 290.)
2 Gambelette. — Signifie: gambade, saut. Ce substantif diminutif de f/ambette, mot de la vieille langue formé de gcùiibe, ancienne forme pour jatnbe, semble avoir été forgé par Ronsard. 11 n'est pas dans Godefroy.
3. Nouvelelfe. — Féminin de nouvelet, signifie nouveau. Adjectif très usité dans la vieille langue et encore au xvi" siècle : « A un grand tas d"amoureux nouvelets » (Cl. Marot, Temple de Cupidon.) « Le reject nouvelet des tendres ai-brisseaus. » (Passerat, Œuvr. p. 3(50.) Très rare aujourd'hui".
4. Carquan. — Est écrit aujourd'hui carcan et signifie : collier. o. Courre. — Ancienne forme de courir, rare aujourd'hui, usitée
seulement dans quelques acceptions.