Es. — Vieille forme, signifiant: dans les
7. Trac. — Signifie : la trace ou la piste des bêles. Substantif de la vieille langue, vieux. « Pour prendre garde et faire guet sur le trac ou trayn de ladite compaignie. » (Du Cange.) » Et vous, suyvant le trac de vos aveux. « (Du Bellay, V. 36.)
8 Prendre. — Voy. édit. P. Blanchemuin, t. I^r, p. 151.
80NETS. i;;
A n 'aurai ^
Aurat, après ta mort la terre n'est pas digne De pourrir en la tombe un tel corps que le tien ; Les dieux le changeront en une voix, ou bien, Si écho- ne suffist, le changeront en cygne,
Ou en ce corps qui vit de rosée divine, Ou en mouche qui fait le miel hymettien^ Ou en l'oiseau qui chante, et le crime ancien De Terée^ au printemps redit sur une épine ^ ;
Ou, si tu n'es changé tout entier en quelqu'un, Tu vestiras un corps qui te sera commun Avecques tous ceux-ci, participant ensemble
De tous (car un pour toy suffisant ne me semble), Et d'homme seras fait un beau monstre*^ nouveau, De voix, cygne, cigalle, et d'avette^ et d'oiseau*.
t. D' Aurat. — Ce sonnet est fait en faveur de Jean iV Aurat, poëte du roy es langues grecque et latine. (B.) (Voir Biof/raphle).
2. Echo. — Nymphe, fille de l'Air qui, ayant été changée en rocher, rie conserva que la voix. « Equo si (ainsi) respont en la tour... » (Bat. de 7 arts, xni« siècle.)
3. Hymettien. — C'est-à-dire de l'Hymette, montagne de l'Attique (en Grèce) renommée par son miel.
4. Térée. — (Mythologie.) Roi de Thrace, époux de Procné et beau-frère de Philomèle. Il fut changé par les dieux en huppe pour avoir emprisonné Philomèle.
o. Epine. — C'est Philomèle qui, changée en rossignol, redit sur les buissons le crime de Térée.
6. Monstre. — Ce substantif semble pris dans le sens du latin monstrurn : prodige.
7. Avette. — Substantif employé par Ronsard pour apette, un des