IV. Poésies diverses
y. Correspondance,
C'est la première fois que paraissent classés dans un ordre méthodique les ouvrages de IMngénieux écrivain. En les resserrant ainsi dans un cadre lumineux , nous croyons avoir travaillé dans l'intérêt bien entendu de sa renommée.
Dans ses Considérations historiques, qui sous une forme attrayante cachent une instruction solide, Saint-Ëvremond fait pressentir l'aisance gracieuse avec laquelle écrivit Voltaire; dans les jugements qu'il porte sur les ouvrages des anciens et sur les œuvres de ses contemporains, il fait preuve d'un goût délicat et d'une indépendance peu commune à son époque ; enfin , ses réflexions piquantes sur la plupart des questions qui entrent dans le domaine de la morale n'ont perdu pour nous ni leur justesse ni leur à-propos. Le bon sens, la raison, l'esprit sont choses rares et précieuses en tout tempà ; et il n'est jamais inutile de rappeler . aux hommes les conseils de cette douce et calme philosophie qui, tout en souriant avec bienveillance aux efforts de l'imagination, > pour élargir la sphère du monde réel, montre à l'humanité les limites au delà desquelles elle ne trouve que d'amères déceptions.
On lira donc avec intérêt et profit les excellents morceaux que nous avons fait entrer dans ce volume, et dont nous n'avons pas eu le courage de restreindre le nombre. Nous avons dû être plus
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rigoureux à Tégard des Poésies de Saint-Ëvrcmond. Nous en avons impitoyablement retranché les trois quarts : ce que nous en donnons nous fera peut-être accuser de trop d'indulgence. Nous nous sommes borné également à ne choisir dans sa correspondance que ce qu'elle peut offrir de plus remarquable , soit en mettant en relief son caractère et les qualités de son esprit , soit en faisant connaitre les particularités les plus intéressantes de sa vie.
Nous avons essayé dans la Notice qui suit de suppléer à ce que les différents écrits dont se compose le volume n'auraient pu . indiquer que d'une manière incomplète.