A MONSIEUR DE SAINT-ÉVREHOND
Sujet, triste sujet, qui pleurez mon absence. Pourquoi me plaignez-vous quand mou bonheur commence? C'est à vous seulement que vous devez des pleurs : Je ne mènerai plus cette vie incertaine Dont vous fûtes témoin , et, finissant ma peine, Je vous donne un exemple à finir vos malheurs.
La retraite à votre âge est toujours nécessaire : Avec tant de beauté vous me la voyez faire ,
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Et VOUS iriez enoor vous traîner dans les cours! Que si la voix du ciel de tout autre écoutée , Sur le bord du cercueil est par vous rejetée , De la morale au moins écoutez le discours.
Le ciel est impuissant, et la raison timide Sur vos durs sentiments trop faiblement préside ; Mais vous devez encor reconnaître ma loi : Retirez-vous, vieillard, c'est moi qui vous l'ordonne ; Voici Tordre dernier qu'en reine je vous donne , Vieillard, quittez le monde en même temps que moi.
SAINT-ÉVIICIIIOIID.
Ma Reine me verrait à son ordre fidèle , Mais la mort où je cours m'empêche d'obéir; 11 m'est plus aisé de mourir Que de vivre un moment sans elle.